
Auteur : Delphine de Vigan 🇫🇷
Edition : Le livre de Poche
Genre : Contemporain, Biographie
Année de sortie : 2011
Nombre de pages : 401 pages
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Prix : 9,20€

« La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire. La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence. Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. »

J’aime beaucoup les récits de Delphine de Vigan. Elle a une plume singulière et j’ai choisi de lire ce roman pour continuer ma découverte.
Au début du roman, je pensais à une fiction. Puis au fur et à mesure de ma lecture et des détails apportés j’ai fini par comprendre qu’il s’agit vraiment de la vie de la mère de l’autrice. Delphine de Vigan a réalisé un vrai travail de recherche pour retracer le passé de sa mère, utilisant les récits de diverses personnes qui l’on cotoyé.
On découvre tous d’abord sa vie d’enfant et de jeune fille puis Delphine nous raconte sa mère telle qu’elle l’a connu après être née.
Ce roman est un hommage à sa mère qui semble si complexe et indéfinissable. On y comprend les différents points de vue de ses proches et on aborde beaucoup de thèmes qui rendent la vie si compliquée : le viol, le deuil, la maladie mentale. Petit à petit, j’ai vu Lucile se peindre devant moi. J’ai admiré cette femme parfois pleine de courage et parfois au bord de la chute.
Je trouve le travail de Delphine de Vigan magnifique. Elle a su montrer sa mère telle qu’elle était, passant dans des moments honteux sans la rabaisser.
Les chapitres sont courts mais j’avoue avoir préféré les parties 2 et 3 quand Delphine est née.
Il est assez difficile de plus parler de ce roman tant il est intime et beau. Je vous le conseille vraiment !

Autres chroniques de l’autrice :
Ils en parlent également :
Topobiblioteca – La bibliothèque de Juju – Sophilosophe – Les paravers de Millina – Les lectures de Marinette – LittlePrettyBooks – Carolivre – Le boudoir littéraire
Il faut que je le lise.
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J’avais beaucoup aimé aussi.
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J’aime beaucoup les romans de Delphine de Vigan, mais je n’ai pas encore lu celui-ci, qui m’attend pourtant depuis plusieurs années.
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