Aventure·Société

Eldorado – Laurent Gaudé

“Aucune frontière ne vous laisse passer sereinement. Elles blessent toutes.”

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Auteur : Laurent Gaudé

Edition : J’ai lu

Genre : Aventure, société

Année de sortie : 2006

Nombre de pages : 220

Pour l’acheter :

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Fleur

Résumé :

Pour fuir leur misère et rejoindre “L’eldorado” les émigrants risquent leur vie sur des bateaux de fortune… avant d’être impitoyablement repoussés par les gardes-côtes, quand ils ne sont pas victimes de passeurs sans scrupules. Le commandant Piracci fait partie de ceux qui sillonnent les mers à la recherche de clandestins, les sauvant parfois de la noyade. Mais la mort est-elle pire que le rêve brisé? En recueillant une jeune survivante, Salvatore laisse la compassion et l’humanité l’emporter sur ses certitudes…

Fleur

Mon avis :

J’avais lu ce livre au collège et j’ai décidé de le ressortir des placards. Je me rappelle avoir été marqué par ce livre mais cette nouvelle lecture, avec le gain de maturité, a été plus forte.

Eldorado désigne ici l’Europe, ce pays que les migrants veulent à tout prix atteindre quitte à y rester.

On suit le capitaine Piracci qui sillonne les mers pour aller porter secours aux migrants abandonnés sur des radeaux de fortune. Il adore cette partie de son métier, ce qu’il aime le moins c’est quand il doit les livrer à la police. Il avait toujours fait son travail avec passion jusqu’au jour où il croise la route d’une rescapée qui a réussi à passer. Celle-ci lui demande une faveur et il finit par accepter. Cette rencontre le trouble et il remet en question son métier.

En parallèle on suit Soleiman, un jeun soudanais, qui s’apprête à quitter son pays pour partir en Europe avec son frère.

Eldorado est un livre pour adulte, il y a peu de dialogue mais les narrations sont puissantes de sens.

Lorsque Soleiman et son frère ont dit au revoir à leur ville j’avais presque envie de pleurer et d’abandonner le livre tellement j’avais de la peine pour eux, mais naturellement l’envie de connaître leur sort m’a tenu en haleine.

Ce qui est extrêmement intéressant dans ce livre c’est qu’on voit les deux côtés, les migrants et ceux qui les arrêtent. On voit les deux points de vue et on comprend la complexité du débat. Le commandant brise inlassablement des rêves mais il sait très bien qu’ils recommenceront encore et encore.

La phrase de cette homme m’a particulièrement touchée:

“- Merci, dit l’homme avec chaleur.[…]

– Ne me remerciez pas dit doucement le commandant. […]

– J’ai échoué. Ce n’est pas grave. Je vais retourner chez moi. Je réessayerai. Mais j’allais mourir noyé, là, au milieu de nulle part, avec de l’eau dans la bouche, dans les yeux, dans les poumons. Juste un corps pour nourrir les poissons. Vous m’avez sauvé de cela.”

La fin ferme la boucle, et fait du bien par la force de Soleiman.

Conclusion :

Ce livre nous plonge dans l’actualité.  Après avoir fermé ce livre on ne se sent plus pareil. 

Fleur

Note : 16,5/20

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